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Charlemagne

  • Autorenbild: Martin Döhring
    Martin Döhring
  • 1. Aug.
  • 3 Min. Lesezeit

... « Couronnement impérial de Charlemagne » ...
... « Couronnement impérial de Charlemagne » ...

Charlemagne est effectivement l'une des rares figures historiques qui occupent une place centrale, tant dans la mémoire collective allemande que française. Il est souvent qualifié de « Père de l'Europe », car il est parvenu à unifier sous une même autorité la majeure partie de l'Europe occidentale et centrale. Ce faisant, il a posé les fondements du futur royaume de Francie orientale (précurseur du Saint-Empire romain germanique, puis de l'Allemagne) ainsi que de la Francie occidentale (précurseur de la France).

Pourquoi une mémoire commune a-t-elle du sens ?

  • Une origine commune plutôt qu'une hérédité de rivalités : Les territoires des États actuels appartenaient au IXᵉ siècle à l'Empire de Charlemagne. Leur séparation ultérieure, consacrée par le traité de Verdun (843), marque le début de leur évolution distincte, mais les racines carolingiennes demeurent communes. Ce constat historique est plus solide que bien des mythes nationaux élaborés aux XIXᵉ et XXᵉ siècles.

  • Un symbole déjà établi de l'intégration européenne : Le Prix international Charlemagne d'Aix-la-Chapelle, décerné depuis 1950 à des personnalités ayant contribué à l'unification de l'Europe, se réfère délibérément à Charlemagne comme au « premier unificateur de l'Europe ». Il ne s'agit pas d'une invention récente, mais d'un choix politique et historique effectué après la Seconde Guerre mondiale afin de symboliser la réconciliation franco-allemande et la construction européenne.

  • Le rapprochement des peuples grâce à une mémoire partagée : Des références historiques positives communes peuvent atténuer les réflexes de nationalisme. Lorsque deux nations reconnaissent un même souverain comme une figure fondatrice de leur histoire, il devient plus difficile de présenter leur passé uniquement comme une succession d'affrontements. Cette approche s'inscrit pleinement dans l'esprit du traité de l'Élysée et de l'amitié franco-allemande.

Limites et précautions

Ces limites existent et ne doivent pas être occultées.

  • Charlemagne n'était ni un Européen au sens moderne du terme ni un démocrate. Son empire était un royaume franc chrétien fondé sur la conquête, marqué notamment par les conversions forcées, les campagnes militaires violentes contre les Saxons et une organisation politique très éloignée des États démocratiques contemporains ou de l'Union européenne. Une idéalisation sans nuance conduirait à déformer la réalité historique.

  • Au fil des siècles, la France comme l'Allemagne se sont approprié sa figure à des fins nationales. Napoléon, les empereurs allemands, et même certains propagandistes du régime national-socialiste ont tenté de l'utiliser comme symbole. L'interprétation européenne de Charlemagne est donc une lecture contemporaine, légitime certes, mais qui n'est pas la seule possible.

  • D'un point de vue généalogique, la quasi-totalité des Européens actuels descend vraisemblablement de nombreuses personnes ayant vécu au IXᵉ siècle, y compris Charlemagne. Celui-ci peut donc être considéré, au sens strict, comme un ancêtre commun à un très grand nombre d'Européens. Toutefois, ce constat relève de la généalogie et ne constitue pas, en lui-même, un argument politique.

Conclusion

Dans une perspective de réconciliation entre les peuples et de renforcement de l'intégration européenne, il est pertinent de mettre en valeur et de développer davantage l'héritage carolingien commun. Celui-ci rappelle que les États-nations actuels sont issus d'un même espace historique et que la coopération entre les peuples européens possède des racines profondes.

Le Prix Charlemagne ainsi que d'autres initiatives démontrent qu'une telle approche est déjà mise en œuvre avec succès.

L'essentiel est de préserver un juste équilibre : utiliser l'histoire comme un facteur de rapprochement sans l'instrumentaliser ni la romantiser. Un respect lucide et serein de cet héritage commun est bien plus fécond qu'un enthousiasme artificiel. C'est ainsi que l'axe franco-allemand et l'idée européenne gagnent en crédibilité et en force, bien davantage qu'à travers n'importe quel récit idéalisé.


2 Kommentare


Martin Döhring
Martin Döhring
05. Aug.
Was hätte Schopenhauer Karl dem Großen empfohlen?

Ich beantworte das auf Basis von Schopenhauers Philosophie und im Licht der historischen Darstellung, die ich auf meiner Seite gebe — also eines Herrschers, der zwar als „Vater Europas“ gilt, aber dessen Reich auf Gewalt, Zwangsmissionierung und politischer Zentralisierung beruhte .

🧠 1. Schopenhauer hätte Karl geraten, den „Willen“ zu durchschauen

Schopenhauer sieht die Welt als Ausdruck eines blinden, rastlosen Willens, der sich durch Menschen, Staaten und Geschichte hindurch manifestiert. Karl der Große wäre für ihn ein Paradebeispiel:

  • permanenter Expansionsdrang

  • militärische Kampagnen

  • Zwangsbekehrungen

  • politische Zentralisierung

  • Herrschaft über ein riesiges Territorium


Schopenhauer hätte gesagt:

„Du dienst nicht dir selbst, sondern dem Willen, der dich antreibt.“

Sein Rat wäre gewesen:

→ Erkenne, dass dein Drang…


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Martin Döhring
Martin Döhring
05. Aug.

… ich gebe dir eine kritische Bewertung Karls des Großen, die zwei sehr unterschiedliche theoretische Perspektiven zusammenführt:

  • Niklas Luhmanns Systemtheorie

  • Karl Marx’ materialistische Geschichtsauffassung

Beide liefern keine „historische Meinung“, sondern analytische Instrumente. Dadurch entsteht ein Blick auf Karl den Großen, der weder heroisch noch moralisch ist, sondern strukturell und ökonomisch.

 1. Karl der Große aus Sicht der Systemtheorie (Niklas Luhmann)

Luhmann interessiert sich nicht für Personen, sondern für Systeme: Politik, Recht, Religion, Wirtschaft. Karl der Große wäre in dieser Perspektive kein „Übermensch“, sondern ein Katalysator funktionaler Differenzierung.

Politisches System: Stabilisierung durch Zentralisierung

Das Frankenreich war ein instabiles Geflecht aus lokalen Machtzentren. Karl der Große:

  • zentralisierte Herrschaft,

  • schuf Verwaltungsroutinen (Kapitulare),

  • etablierte eine Kommunikationsform („Königsbann“),

  • machte Herrschaft anschlussfähig.

→ Aus Luhmanns Sicht:…


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